Ma photographie est un mode d’expression qui raconte mon quotidien. Ma main chavire entre le passé et le présent, la prise de vue et l’impression. Dans un mode opératoire spontané, je photographie des paysages géo-poétiques où vivent des signes et des ombres. Puis je modifie la nature de ma photographie en allant au-travers du voir. J’exprime des ressentis qui apparaissent sur des supports, de manière aléatoire, en fonction de mes impressions photographiques. Pour créer une immersion dans un instant prélevé du réel, je me demande ce qu’il y a à voir et ce que je regarde.

Durant cette première résidence au BO, je vais travailler deux procédés d’impression : le transfert et le cyanotype. Dans un dialogue entre souvenir d’enfance et réalité urbaine.

Le cyanotype me permet de dessiner photographiquement des végétaux coupés de leur lieu. Par l’UV, l’empreinte pure du végétal apparaît. Il trouve une seconde vie dans une trace indélébile, imprimée par la lumière.

Le transfert est un procédé qui dépend de sa propre utilisation. Il modifie le principe même de la photographie. Je l’utilise pour des éléments industriels tirés de vues urbaines. Il est aléatoire et très fragile. En faisant dialoguer ces deux motifs d’impressions, je peux aller plus au cœur de ma pratique.

J’en profiterai pour découvrir aussi la région de Pau et les paysages aux alentours. Ce que je n’avais pas eu l’occasion de faire en janvier 2020 quand j’ai été invitée à présenter ma série Bétons dans l’exposition Reconfiguration des particules.