Depuis plusieurs mois, les résidences de production au Bel Ordinaire permettent à Bonté d’Ovine, La Colporteuse, exposition présentée à partir du 16 septembre prochain, de prendre pleinement forme. Né d’un vaste travail de collectage autour du patrimoine lainier pyrénéen, le projet poursuit son exploration des liens entre laine, territoire, mémoire et transmission.
Ces dernières résidences ont été marquées par plusieurs collaborations déterminantes. Aux côtés de la feutrière Élisabeth Berthon, je développe la cape connectée de La Colporteuse, pensée comme un véritable vêtement-refuge en laine intégrant des dispositifs sonores, lumineux et interactifs conçus avec Florent Colautti. Une seconde cape, conçue comme une matériauthèque textile, rassemble des laines issues de différentes races ovines teintées à partir de couleurs végétales, révélant la richesse des ressources, des savoir-faire et des paysages qui composent la filière lainière.

L’appel à laine lancé ces derniers mois rencontre un écho particulièrement émouvant : chaque jour arrivent de nouveaux carrés de laine accompagnés de lettres, récits et témoignages qui participent à la construction collective d’un refuge en laine. Lors d’une résidence menée avec Fanny Garcia et Flora de Bellaventure, nous avons réalisé une série de mobiliers et d’objets en feutre — feu, table, tabouret, matelas et éléments du quotidien — qui viendront habiter cet espace immersif inspiré des cabanes pastorales.

Avec l’équipe technique du Bel Ordinaire et Sylvain Dubun, nous construisons également la balancelle à cardères, une installation monumentale mettant en mouvement la laine, les sons et les récits collectés tout au long du projet. Un temps de travail avec Vincent Lahens et Agnès Aguila a permis d’affiner les contours du personnage de La Colporteuse et les différentes strates narratives qui traversent l’exposition.
Aujourd’hui, les recherches se prolongent à travers la mise en espace et la scénographie de Bonté d’Ovine, La Colporteuse, pensée comme un écosystème vivant où se rencontrent créations textiles, dispositifs interactifs, mémoire des gestes, collectages sonores et imaginaires pastoraux.

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L’exposition de Natacha Sansoz, Bonté d’Ovine, la colporteuse, sera présentée dans la petite galerie du BO, du 16 septembre 2026 au 17 janvier 2027

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