Après deux séjours de recherche et de production en 2025, Marie Labat revient au Bel Ordinaire pour poursuivre ses recherches autour de la scénographie de son installation et pour produire ses dispositifs de présentation du projet J’étais partie ce matin, au bois.
Depuis sa venue en 2025, elle a finalisé plusieurs pièces amorcées en résidence de production. Des peintures ou sérigraphies textiles ont été réalisées avec des encres végétales, la prairie et la forêt se donnent à voir au travers des représentations que l’artiste nous propose mais aussi au travers des couleurs, avec les pouvoirs picturaux des végétaux. Un costume est pensé pour l’installation, une jupe ornée d’une prairie. Une jupe longue, dont le patron est un cercle, qui invite à l’activation de l’installation, dans une danse avec un mouvement de toupie, comme la rotation de la terre et la répétition des saisons. Avec cette pièce centrale de son travail, l’intention de Marie Labat est de trouver une proposition d’installation permettant sa lecture comme objet artistique et permettant un dispositif performatif. D’autres matériaux sont utilisés dans la production de l’artiste, la gravure sur pierre d’Arudy, la vannerie sauvage mais aussi la laine et le feutrage avec un travail de peau de vache dans les ateliers de l’association TRAME à Oloron-Sainte-Marie.
Marie poursuit également un travail en complicité avec un groupe de femmes rurales, autour d’une recherche graphique de slogans, revendications ou gratitudes, inspirées par leurs contextes de vie. Ces co-créations seront des éléments du projet, à prendre en considération dans le projet d’installation.