Après deux séjours de recherche et de production en 2025 et 2026, Marie Labat revient au Bel Ordinaire pour reconduire un temps de recherche sur les dispositifs de présentation des productions du projet J’étais partie ce matin, au bois. Son objectif est de préparer la restitution de ses travaux pour mars 2027 au MIX, galerie d’art de la ville de Mourenx, une invitation de Camille Thereau. J’étais partie ce matin, au bois rassemble majoritairement une production graphique, abordant le dessin avec l’utilisation des encres végétales en peinture ou sérigraphie (pochoirs papier) sur textile et papier. Les pigments utilisés sont principalement issus des ressources de sa terre, entre cueillette et culture. Elle a également travaillé la gravure sur pierre d’Arudy (détournant les techniques d’ornementations typiques des architectures des maisons de fermes de son territoire), la photographie numérique lors d’activations de ses costumes, le détournement d’objets agricoles, le feutrage avec l’association TRAM-E ou la vannerie. Certain travaux sont pensés pour exister dans l’espace, ils abordent la sculpture, l’installation et la recherche de dispositifs d’activation.
C’est principalement sur ces travaux qu’elle poursuit son travail au Bel Ordinaire et pour aboutir les dispositifs de présentation.
J’étais partie ce matin, au bois est une série de créations ayant pour sujet les interactions entre les prairies, les forêts, les animaux sauvages ou d’élevages et la recherche des bons gestes paysans. La lisière est la frontière entre le travail nourricier, l’espace maitrisé et l’espace sauvage, entre la prairie et la forêt. Marie Labat souhaite aborder ce projet artistique en soulignant les équilibres fondamentaux qui s’opèrent avec les vivants dans une pratique paysanne mais aussi la conscience paysanne, celle de faire partie d’un tout, d’être « nature ».