Pour ma résidence au Bel Ordinaire, je propose une recherche dont la trame porte sur les enjeux liés à la coexistence des différentes formes de vie, et cette fois-ci, plus particulièrement la chasse. Sa perception en France est complexe ; elle est influencée par des aspects culturels, économiques, environnementaux et éthiques. C’est une activité ayant un ancrage historique fort, mais pourquoi est-ce un sujet si clivant ? Quelles sont les zones d’ombre de cette pratique qui ne permettent pas de s’en faire une opinion claire ?
Les Fédérations Nationales de Chasse œuvrent pour l’environnement, notamment par la plantation de haies, la collecte de données, la restauration des zones humides et pourtant, ces actions ont un impact très controversé. C’est le cas également des priorités données aux espèces chassées, de certaines espèces menacées et des politiques de régulation : le nourrissage des sangliers, l’élevage de gibier pour la chasse, etc.
Le partenariat institutionnel entre la FNSEA et Les Fédérations de Chasse est lié par des objectifs communs de gestion des espèces sauvages, de défense des intérêts des zones rurales et de protection des cultures.
Qu’est-ce que ce lien génère sur la pratique ? Mon objectif ici n’est pas de soumettre un avis tranché, mais de donner des clefs de compréhension afin de mieux comprendre les enjeux ruraux. Ainsi, mon intention est de donner un éclairage artistique sur ces pratiques et de donner la parole aux différents publics qui, de près et de loin, vivent dans un monde chassé.