Au Bel Ordinaire, lieu au nom porteur, Paysage, corps naïf sera un projet de réflexion sur les liens entre notre corps et le monde, à travers une investigation ludique et sensuelle d’un corps-paysage, qui se dessine et s’écrit. Notre corps au quotidien fait partie du décor. On l’emmène avec soi, bien souvent sans y prêter attention. Que dire de la part sensible, sauvage, tendre ou banale, qui nous relie au monde ? De nos apparentes contradictions, de nos mystères ? Jouons avec la poésie de nos peaux ordinaires, souvent oubliées, pour retisser des ponts entre nos corps et le monde physique, naturel, habité.

Cette recherche sous la forme de dessins et de courts textes sera probablement sérielle. La série fait dériver le sujet, nous détache doucement de l’objet initial autour duquel les déclinaisons interrogent voire subvertissent.

Un premier temps questionnera notre rapport à la représentation du corps et à celle de la nature et du paysage, urbain et rural, avec les mots, symboles et évocations qui leur sont attachés. A partir de ce bagage-trésor lexical, je laisserai émerger un dialogue singulier entre nos parts imaginées ou bien réelles. Exploration de passerelles peut-être lisibles, peut-être secrètes, entre la représentation que l’on se fait du corps, le sien ou celui de l’autre, et celle que l’on se fait du monde.