Au cours de conférences d’auto-anthropologie, il arrive que le conférencier projette ses diapositives d’imagerie psycho-ancéphalo-géographique sur son propre crâne. Le public peut alors le suivre dans une visite guidée des cavités qui constituent l’esprit du chercheur et y découvrir les sociétés de moi, leurs us et coutumes comparées, qui constituent l’objet de l’auto-anthropologie. Les prises de vue de cette déambulation intérieure projetées sur le corps du chercheur et accompagnées de ses commentaires pourraient faire l’objet d’une recherche graphique potentiellement éditable. Ce travail peut aussi bien mener à la mise en forme d’une nouvelle conférence.

Je développe, depuis 2009, ce travail de performance basé sur la notion d’auto-anthropologie qui questionne l’histoire de l’art et de la culture lors de conférences pseudo-scientifiques mais vraiment poétiques. C’est ce dernier aspect de mon travail que je vais développer lors de ma résidence au bel ordinaire.