Ping-pong vidéo invite le public à découvrir un programme de vidéos d’artistes, de films d’animations, documentaires ou de fictions autour d’une thématique dont la sélection des œuvres est confiée à un ou plusieurs professionnels.

Pour la dixième édition, carte blanche est donnée à Hervé Coqueret, artiste et réalisateur de films.
En 2009, il réalise avec Cécile Bicler leur premier court métrage « Patrick Patrick Club Suicide » sélectionné et remarqué lors de nombreux festivals en France et à l’étranger (festival international du film de La Rochelle, festival international du film de Belfort, festival international du court-métrage d’Istanbul)

« Patrick Patrick Club Suicide » est comme le souvenir d’une adolescente de la fin des années 80, une empreinte dans la tête d’une fille : Catherine.
Catherine est un fantôme aujourd’hui et elle traîne son flegme devenu éternel dans un concert de « Chevreuil », un groupe de rock au son hypnotique qui la replonge dans son passé…
Elle revit quelques instants passés : une route où ils font les morts, une forêt où ils courent en riant, une voiture où ils s’ennuient, une chambre où ils regardent des films d’horreur. A l’époque, même leurs rêves étaient parsemés d’extraits de films d’horreur. Catherine, Patrick, Gaëlle et John ont espéré, en leur temps, déjouer leur avenir, en créant une sorte de club du souvenir qui mélangeait leur vie et leur univers de cinéma bis.
Ce film, c’est l’histoire d’un éclair, un peu flou et physique dans la tête de Cathy.
À l’image de la voiture aux miroirs qui emmène les personnages vers une route qui les fera disparaître, le film renvoie à une idée de la fin des années 80, une époque qui se voulait idyllique, avant de devenir une aube des morts-vivants, porteuse des deuils à venir. » Hervé Coqueret

A la fin de la projection, Hervé Coqueret présentera une sélection d’extraits de films qui ont documenté cette fiction, à l’image du titre du film, empreint de plusieurs références : « Patrick », c’est un film de Richard Franklin de 1978. Répéter le prénom deux fois, c’est un hommage à « Tom Tom Club », un groupe pop et culte des années 80. Le club du suicide étant lui, un hommage au film japonais « Suicide club », de Sons Sion datant de 2002.

Entrée libre, réservation conseillée au 05 59 72 25 85

Durée : 1h/1h30

A vos agendas :
prochain rendez-vous : le gore
le 12 mai 2010 à 19h au Méliès