« L’univers olfactif évoque tellement de choses sur nous-mêmes et notre façon d’agir ; une réalité impalpable, non figée, entre perception immédiate et mémoire ». Depuis plusieurs années, une petite sculpture de bateau en lessive – fruit d’un travail de recherche conceptuelle – sommeille dans son atelier.
« J’attendais la bonne exposition pour la réaliser en grandeur nature ».

Le Bel Ordinaire et la ville de Bizanos et lui en offrent l’opportunité en sélectionnant ce projet dans le cadre d’un appel à candidature pour la réalisation d’une oeuvre dans l’espace public.
L’histoire de Bizanos est liée à celle de l’eau. Construit comme une fiction, le projet de Boris Raux s’interroge sur le sort des lavandières. Aujourd’hui, elles en auraient très certainement marre de frotter, de récurer et rêveraient d’évasion.

Au mois de septembre, devant le centre culturel Daniel Balavoine, une sculpture sera spécialement créée pour permettre à notre lavandière de prendre le large, de s’évader de son quotidien. Réalisée dans un bloc de 300 kilos de lessive, cette oeuvre prendra la forme d’un canoë kayak posée sur une voiture prête à partir !

Actions culturelles

  • Rencontre avec l’artiste : mercredi 3 octobre à 19h, espace Daniel Balavoine, Centre de Loisirs, av. de l’Europe à Bizanos
  • Rencontre avec l’artiste et David Amouroux, chercheur : jeudi 4 octobre à 21h, café l’entropie, rue Bernadotte à Pau
  • Visites commentées sur demande auprès de Claire Lambert au 05 59 72 25 88

Aller plus loin

Boris Raux

De son premier parcours scientifique, Boris Raux a gardé ce fort désir de mieux comprendre notre monde, caractéristique fondamentale du chercheur.

Singulier, voire iconoclaste, il s’est penché depuis une dizaine d’années sur un univers et un outil plastique peu usité : l’odeur.

Au fil de ses travaux, il élabore ce que nous pourrions appeler une « chronique olfactive de société ». Conscient de la distanciation qu’oblige l’art par rapport à notre vie quotidienne, il y puisse néanmoins son inspiration, sa matière première. Dans le banal, il cherche le phénomène sociétal qui nous permettra de mieux comprendre ce qui nous entoure, ce qui nous construit. Ce n’est pas sans un brin d’autodérision qu’il joue ainsi de nos ambiguïtés, de nos paradoxes et finalement de nous-même : pour notre plus grand plaisir !

Sur le web : @borisraux / borisraux.com