Né en 1961, vit et travaille dans un village du Vaucluse.

Pierre di Sciullo est graphiste et typographe, c’est-à-dire qu’il aime combiner les textes et les images. Passionné par le lien entre parole et écriture et par l’étonnante diversité des situations de lecture. Ses réalisations prennent place dans l’environnement comme autant d’incitations à jouer avec les mots. Il développe ce rapport charnel au texte dans l’espace du livre, dans l’affiche et dans l’architecture.
Quelques réalisations : les typos le Minimum, le Gararond, le Quantange, le Durmou, le Sonia, l’Amanar. Avec des architectes : la façade aux mille lettres, musée Champollion, Figeac – l’anneau de la mémoire, Notre Dame de Lorette, Arras – Les façades du Serpentin à Pantin. Auteur et éditeur de la publication Qui ? Résiste, 14 numéros parus depuis 1983. Dans ce cadre il a expérimenté de nombreuses techniques.
Il passe de la création de typos pour l’écran de l’ordinateur, dans les premiers temps du Macintoch (1985), au dessin de caractères en haute définition avec l’arrivée du vectoriel à partir de 1988. Puis il explore les techniques, traditionnelles ou non, et les logiciels de référence de la chaîne graphique en cherchant « la juste place pour le corps ».

Dire les choses fait partie d’une série de quatre lithographies, conçues et imprimées dans l’atelier de Michael Woolworth en 2023-2024, à son invitation. La série s’intitule Au préalable. Quatre locutions qu’il vaut mieux s’approprier si on ne veut pas se faire engueuler. On peut ajouter un petit il faut et l’ordre importe peu :
Il faut dire les choses, il faut replacer dans le contexte, il faut faire TRÈS attention, Il ne faut pas parler à ma place. Usées jusqu’à la trame, ces précautions oratoires sont sorties des profondeurs de la langue de bois et comme décapées puis remises à neuf.