Née à Metz en 1992, vit à Aubusson et travaille partout.

Diplômée de l’École européenne supérieure de l’image (Poitiers) en 2017, Anaïs Marion utilise principalement l’image et le texte. Petite, elle rêvait de devenir botaniste ou archéologue. Finalement, elle est devenue artiste. Elle organise sa démarche dans des enquêtes au long cours. Entre méthodologie scientifique et mise en scène de l’absurde, elle procède par itinérance, prélèvement, collecte, associations d’images ou dialogues entre des objets. Ses questionnements sur l’écriture de l’Histoire, ses récits confisqués, le patrimoine, les musées ou encore le tourisme, se déploient dans des récits à la première personne. Dans ses différents projets, elle engage ainsi une relation personnelle avec la mémoire collective. D’un terrain de fouille à un autre, elle mélange photographie et écriture dans des œuvres qui peuvent prendre la forme d’installations, de livres, de performances ou de vidéos.

En 2022, elle débute son projet Mégalomania en initiant une résidence itinérante le long de la côte néo-aquitaine, depuis Hendaye jusqu’à La Rochelle. En prenant pour fil rouge l’inventaire des vestiges du mur de l’Atlantique, elle s’est rendue sur les lieux que l’érosion transforme et s’est mise en scène dans la série Nos châteaux de sable ne meurent pas avec l’été. Dans un pull orange chantier, cette figure placée dans des paysages inquiétants, sidérants, parfois très artificialisés, lui donne une échelle humaine. Des objets de plage ou de chantiers détournés laissent imaginer d’autres usages du littoral. La photographie Un horizon toujours repoussé a été prise à Hendaye, sur la route de la corniche basque.