La résidence au Bel Ordinaire a pour objectif de poursuivre le second volet du projet La carte & le territoire intitulé Le voyage aquitain.

Après Fumel dans le Lot-et-Garonne et La Coquille en Dordogne, le collectif se rend à Pau-Mourenx afin d’y réaliser le portrait de la ville sous différents aspects : économique, culturel et social.

Initié sur le temps de référence de 2h04 - celui de la nouvelle ligne à grande vitesse Bordeaux-Paris -, Le voyage aquitain démarre au départ de Bordeaux sur le même temps de référence. Ce voyage est autant l’occasion de se projeter sur un territoire que de questionner la capacité de projection de ses habitants vers d’autres horizons. La problématique temps-distance est ici au cœur de la réflexion du collectif dans l’hypothèse de la construction d’une identité néo-aquitaine.

Le projet La carte & le territoire

Conçu à la manière d’une mission photographique, La carte & le territoire prétexte la réforme territoriale française pour interroger la notion d’identité. Ou comment la diversité d’un territoire - en l’occurrence la Nouvelle-Aquitaine, plus grande région de France – peut être fédérée par l’appartenance géographique.

Décliné en trois volets (Le périmètre ; Le voyage aquitain et Le conte perdu) ce projet mêle captations sonores, vidéos et écriture photographique. Chaque volet aborde un axe particulier : la dualité ruralité-métropole (Le périmètre) ; le rapport au temps et aux transports (Le voyage aquitain) et la notion du mythe dans l’histoire (Le conte perdu).

Tous les membres du collectif prennent part au projet, alternant relais individuels, immersions collectives, représentations symboliques et plasticiennes. Ce travail veut poser la question, dans une société mondialisée, de la prédominance d’une identité choisie (le mythe) sur l’identité reçue (la géographie). À l’issue de la production, le collectif ambitionne de proposer une restitution du projet (Les voyages sous la halle) sous la forme d’un périple dans les principaux lieux traversés, à la rencontre des habitants de la Nouvelle-Aquitaine.

Le collectif Les associés

Amis, nous sommes devenus associés. Presque pour rire.

Le hasard nous a donné l’opportunité d’une histoire ; nous avons saisi la balle au bond, sans parler d’objectifs, d’organisation, d’intention.
Juste d’envie. Depuis 2013, nous avons plaisir à nous retrouver, échanger et créer dans cette photographie devenue le théâtre de chamboulements permanents. Chacun avec son style, son rythme, les cinq photographes que nous sommes accueillons ce monde qui bouge avec le désir de faire et la nécessité du sens. Qu’elle soit documentaire ou plasticienne, la photographie nous fait vivant.

Sur le web : lesassocies.net

Alexandre Dupeyron

Né en 1983, Alexandre Dupeyron a travaillé de nombreuses années à l’étranger.

Du Maroc à Singapour, sa photographie a la géométrie variable de ses voyages ; elle s’adapte et le suit. Son écriture personnelle privilégie une approche poétique, purement évocatrice, associée au noir & blanc et à la représentation du mouvement. À ce jour plusieurs séries construisent un propos en tension, entre univers déshumanisé (Runners of the future, sur les mégalopoles asiatiques), rapport à la nature (L’étale des saisons) et un questionnement récurrent autour de la transcendance (De Anima ; The morning after).

Exposé en Asie et en Europe, il travaille actuellement à la parution de son premier livre.

Olivier Panier des Touches

Né en 1964, Olivier Panier des Touches est un adepte de la “ligne claire”.

Portraitiste, il est aussi attiré par l’architecture et les compositions aux choix précis et rigoureux. Essentiellement tourné vers la couleur et la lumière naturelle, il expérimente dans un style toujours explicite la vidéo et les captations sonores (Le voyage aquitain, in La carte & le territoire). Comme il l’a fait récemment dans un ouvrage sur la construction de la Fondation Louis Vuitton, il s’approprie les codes de la représentation artistique qu’il aime transposer.

Son travail personnel Le visage de la guerre est une série de portraits poétique de masques de gueules cassées de la guerre 14-18.

Sur le web : olivierpanierdestouches.com

Michaël Parpet

Né en 1974, Michaël Parpet est un voyageur devenu berger.

Dans les deux cas se retrouvent son goût de l’essentiel. Adepte du noir & blanc argentique et du Leica M, Michaël s’est vite lassé du reportage pour privilégier des immersions au long cours que ce soit à l’étranger (Afrique du nord au sud ; Amérique latine ; Israël-Palestine…) ou dans un univers plus intime (Une vie, chronique sur ses grands-parents).

Aujourd’hui il se consacre à une série sur la nature.

Joël Peyrou

Joël Peyrou poursuit un questionnement large sur l’identité et la notion d’appartenance et de reconnaissance.

La sienne propre, et par extension celle du photographe et du sujet représenté. L’ambiguïté et le décalage entre ce qui est vu et ce qui est (Les Invisibles, travail sur les prêtres-ouvriers ; Lost Highway, sur l’univers caché du périphérique parisien) déterminent ses premiers travaux.

Joël se consacre aujourd’hui à la question de la fiction dans l’univers urbain (Zoning, la ville qui n’existait pas…) et à La carte & le territoire projet du collectif autour de la réforme territoriale.

Sur le web : joelpeyrou.com

Sébastien Sindeu

Né en 1972, Sébastien Sindeu s’intéresse à l’univers maritime comme horizon possible, promesse d’un départ toujours retardé.

Après Détroit(s) vaste projet sur les quatre portes maritimes de l’Europe, il explore les nouvelles écritures du champ photographique, son, vidéo, films photographiques… Périphérique, terre promise puis Nourrir la ville expriment son désir de s’approprier ces nouvelles façons de donner le monde à comprendre. Plusieurs projets résument cet appétit de photographie documentaire et contemplative (Bourlinguer, ou la main perdue, errance sur les pas de Blaise Cendrars dans les ports européens) aussi bien d’une exploration de nouveaux horizons (Ce que charrie la mer ; La carte & le territoire…)

Sur le web : sindeu.net