Guillaume Batista Pina développe des recherches plastiques autour du végétal et du minéral, associées à des recherches numériques autour de la captation sonore, pour produire un jardin sensible au toucher, générant un ensemble de sons concrets et synthétiques…

Ce jardin va se déployer de manière spontanée : au croisement du mur et du sol, dans les interstices des dalles de marbre ou ceux des murs de béton. Dans un espace d’exposition vidé, tourné vers son architecture spectaculaire, les subtiles interventions « paysagères » se jouent de leur environnement.

C’est le son, produit à l’approche du spectateur qui semble attirer le regard de celui-ci sur ce qui paraît ne pas exister : ce vivant, cet éphémère qui pousse et repousse le fini et l’inaltérable.

Membre du collectif la Maison des éditions Pyrénées, il conçoit avec Clémentine Fort et Christophe Clottes une exposition intitulée Glissement de terrain, programmée au Quai des arts de Cugnaux en mai 2017.

Guillaume Batista Pina

Né en 1980 à Pau. Diplômé des Beaux-Arts de Nantes et d’un Master « Technologies Numériques et Valorisation de Produits Culturels » à l’Université d’Angers en 2007, il a collaboré avec plusieurs artistes aux cours de ces dernières années.

Son univers s’établit par la création ou la récupération d’objets jetés, cassés, trouvés. De ces redécouvertes jaillit alors l’idée de bricolage, d’une « culture remix ». Travailler avec les moyens du bord, les déchets, d’une société de consommation de masse. Manipuler, démonter, couper, souder, câbler… Tout ce qui peut émettre des valeurs analogiques ou numériques par la manipulation tactile, pour créer de nouveaux instruments. Boutons, potentiomètres, leviers, capteurs de pression… Ils constituent des outils « maison » de sélections, de découpages, de montages et de manipulations du flux des images et des sons. La culture « remix » embrasse le recyclage et le vagabondage, culture de l’intervention et de la réinvention. En définitive, le résultat importe moins que le processus. L’événement dure le temps de la performance, mais aussi le temps de sa « mise en œuvre ». Les œuvres demeurent ouvertes, introduisant un sens dans la cacophonie du monde au moyen d’assemblages bricolés, souvent éphémères, toujours sujets à transformation et toujours susceptibles d’une réorganisation.
Le « DIY » est la première méthode qui s’impose à tout amateur ou débutant. Ne disposant pas de financements importants, il s’agit de se débrouiller avec ce dont on dispose pour réaliser son œuvre.

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