Ce temps de résidence au Bel Ordinaire vient marquer une seconde étape dans cette recherche démarrée en juin dernier, et qui se conclura au printemps 2017 par un temps spécifique au cours duquel Georgette aura une Sphericam à disposition, une caméra faite pour réaliser des images à 360°.

Penser la spécificité de telles images sans avoir encore entre les mains le matériel nécessaire à leurs réalisations l’a amené à réaliser des objets alternatifs, à traverser des expériences intermédiaires, afin d’appréhender les enjeux à venir.

Ici, c’est la construction d’un écran de projection évoquant les paysages anatomiques de la rétine qui se joue.

Il souhaite grâce à cet écran aborder l’image en terme de visions microscopique, télescopique, kaléidoscopique, mais aussi explorer les stratégies de camouflage animales et militaires.

Georgette Power

Georgette Power est né en 1987, il vit et travaille à Bordeaux. Il est diplômé des Beaux-Arts de Bordeaux depuis 2010.

« La pratique de la vidéo est déterminante dans mon parcours de création. Ce médium, découvert alors que j’étais étudiant en studio sculpture aux Beaux-Arts de Bordeaux, est venu orienter l’ensemble de mes productions artistiques. Cet outil me permet d’organiser la rencontre entre deux questions que je me pose fréquemment : celle de la narration et celle de la spatialité.

Dans l’espace du studio vidéo, l’aspect tridimensionnel de l’image en train de se faire est pour moi incontournable. Fréquenter le hors-champ est essentiel pour élaborer. J’ai fait de cette zone un appui privilégié à partir duquel générer de la tension, tant sur le plan visuel que sur celui de la narration.

La pratique de la vidéo m’a ainsi amené à configurer du trouble entre divers couples d’opposition : image et hors-champ, réel et fiction, visible et invisible et plus récemment, notamment via l’emploi d’outils de modélisation 3D, entre ce qui est statique et ce qui ne l’est pas - autant de figures du « passage » dans lesquelles je me suis installé. »

Sur le web : georgettepower.com