Marielle construit, de résidences en résidences et de voyages en voyages.
Son travail se développe dans une sorte de trust, de consortium. Chacun de ses projets est à la fois une fiction, des installations, des sculptures, des vidéos, des performances, du son, des concerts, ou n’importe quelles autres formes qui lui semblent adéquates à l’agencement de leur montage. Plastiquement, elle remixe beaucoup de choses, ce qui compte au final c’est que les enjeux soient limpides – et un peu spectaculaire – mais avant tout elle file là où elle veut et fait exister les formes qu’elle a envie de voir. Son œuvre est la synthèse de tout ce que ses formes engendrent, la somme de tous les fragments que son noyau a généré – toutes les anecdotes, les scènes – de toutes les cabrioles qui la définisse. En somme, l’univers des fictions qu’elle publie. Ses projets se construisent comme des dramaturgies, elle articule les fragments et crée des rythmes. Au passage, elle tente d’immerger les spectateurs en leur livrant un spectacle – total – qui les aspirent dans la fiction.

Marielle Chabal

Elle commence par faire une année d’hypokhâgne au Lycée Fénelon à Paris, en 2005. Puis très vite, le fait de décortiquer des textes l’ennuie par manque de dérive probables.

C’est alors qu’elle décide de rentrer aux Beaux-Arts. Après six années entre la Villa Arson à Nice et au Chelsea school of art and design à Londres, elle construit des univers qui vont de pair avec les fictions qu’elle invente et écrit.

Actuellement résidente au post diplôme de Lyon, Marielle écrit son prochain roman et prépare deux volets de son exposition à Bergen et Rennes, pour fin 2017.