Y a-t-il des points d’appui pour soulever le monde ?

L’horizon peut-être.

Cette ligne imaginaire bien visible, où se rejoignent la terre et le ciel et qui s’éloigne lorsqu’on s’en approche. Cette ligne que l’on voit dans la nature et dans l’art mais qui n’existe pas.

D’où je regarde, l’horizon est un mur de pierre. Pas une montagne, une chaîne. Une ligne large, pleine, aux bords ébréchés, qui s’étend de droite à gauche. En soulevant les montagnes c’est le point le plus loin à la vue qui est repoussé.

Reste encore à savoir quoi voir. Peut-être une incitation à l’agitation.

La Maison de la Montagne et le BO s’associent pour présenter une nouvelle exposition de Clémentine Fort à la Cité des Pyrénées, Paysage domestique du 27 février au 31 mars 2017.

Clémentine Fort

Artiste plasticienne, Clémentine Fort vit et travaille à Pau. Elle est membre fondateur de la Maison des éditions Pyrénées.

Formée à l’ESA Pau-Pyrénées et à l’École des Beaux-Arts de Nantes, elle développe depuis dix ans un travail qui recourt à des médiums aussi variés que la sculpture, la photographie et l’écriture : différentes disciplines qui, toutes, jouent avec l’idée d’édition multiple.

De 2003 à 2006, elle réalise Quand fond la neige où va le blanc ?, sculptures en papier ciré, et revisite ensuite cette matière en s’intéressant cette fois-ci à leur image avec la série de photographies Écume (2005).

Les clichés Rue de Grenelle et Rue Adoue (2010) abordent la question de la construction de l’identité, la thématique du souvenir et de la mémoire ; en mettant en scène sa famille et ses proches, Clémentine Fort rejoue ici des expériences personnelles.

Elle collabore avec le performeur et poète Julien Blaine. Ses textes et dessins Crues paraissent aux éditions Collodion en 2011 et on peut trouver un ensemble de textes et de photographies dans la revue dirigée par Julien Blaine aux éditions Al-Dante (2014).

Très présentes dans son travail, les notions de temps et de lieu sont aussi abordées dans De la chair pour le béton, projet réalisé avec la complicité d’une agence d’architecte paloise.

Ses diverses expériences professionnelles dans le domaine de la décoration d’intérieur à Paris l’amènent à réfléchir sur les codes fonctionnalistes et esthétiques de notre environnement quotidien.

Dans le but d’expérimenter de nouvelles formes, elle mène une résidence d’un an dans l’atelier céramique à L’ESA des Pyrénées – Tarbes et y développe Les objets qui dérangent en parallèle à sa résidence de création au Bel Ordinaire. Cette nouvelle série propose une réflexion sur notre espace intérieur et les codes qui régissent communément son organisation.

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