Les machines « sensibles » sont celles qui provoquent chez nous un phénomène d’identification ou de projection, en étant le miroir de nous-mêmes. Elles nous renvoient à nos fragilités, nos joies, nos peurs, nos angoisses, nos désirs, tous les comportements absurdes que nous mettons en place pour tenter de contourner nos faiblesses. Elles nous confrontent à la beauté et à l’absurdité de la condition humaine.
Peuplant notre quotidien, les machines ont un impact sur nos vies.

Elles conditionnent notre rapport au monde et nous construisent. Elles constituent un sujet de prédilection pour les artistes : objet chamanique à la limite de l’incarnation divine, fétichisée ou rejetée, les machines prolongent les intentions conscientes ou inconscientes de leurs créateurs.

Au programme de l’exposition : des machines sensibles, créatures numériques, machines célibataires et désirantes, ou dénonçant par l’humour ou l’ironie la rhétorique du progrès.

artistes : Malachi Farrell, Roberto Freitas, Benjamin Gaulon, Benjamin Grosser, Matthieu Kavyrchine & Benoit Durandin, Till Novak, Loic Pantaly, Zaven Paré, Dominique Peysson, Katerina Undo, Fabien Zocco.


Du 1o au 2o/1o : le festival accès) s (se déploie au-delà de l’exposition Machines sensibles avec un temps fort
aux anciens abattoirs et dans différents lieux de Pau où artistes et chercheurs proposent leur travail à l’intersection de l’art numérique, l’anthropologie, la robotique et la philosophie.

Au programme : l’exposition Machines utopiques, des conférences, performances, projections, concerts et ateliers.


commissariat : Christian Delécluse

coréalisation : accès) s (cultures électroniques